Effet secondaires

Les vaccins sont-ils bien tolérés?              

En règle générale, les vaccins sont bien tolérés. Comme cela est le cas pour tous les médicaments efficaces, on peut observer occasionnellement des effets secondaires également avec les vaccins. La plupart des effets secondaires - tels qu'un gonflement, une rougeur ou un durcissement du site d'injection - ne sont que passagers et disparaissent sans autres en quelques jours. Tous les effets secondaires connus en relation avec l'administration d'un certain vaccin sont indiqué dans le "Compendium suisse des médicaments" (www.documed.ch). Un lien causal entre la vaccination et les effets secondaires décrits n'a cependant pas toujours pu être établi. Par prudence, l'effet secondaire est néanmoins introduit dans le compendium.

  Quand faut-il annoncer des effets secondaires de vaccinations?

Si un effet secondaire n'apparaît pas dans le compendium, il y a obligation légale à enregistrer cet effet secondaire et à l'annoncer aux autorités. Ceci permet de garantir que les patients, les utilisateurs et les producteurs sont informés de manière aussi complète que possible quant à la tolérance des vaccins.

  A qui les effets secondaires de vaccins doivent-ils être annoncés?

Pour permettre aux personnes d'annoncer le plus simplement possible un effet secondaire qui s'est manifesté en relation temporelle avec l'administration d'un de nos vaccins, nous mettons un formulaire à disposition. Le médecin, le pharmacien ou toute autre personne spécialisée peut imprimer ce formulaire, le remplir et nous le soumettre par fax (031 980 65 89).

  Le risque d'un effet secondaire suite à une vaccination est-il élevé?

Si les vaccins autorisés en Suisse et dans les autres pays sont administrés conformément aux recommandations de l'Office fédéral de la santé publique, le risque d'un effet secondaire suite à une vaccination est toujours plus bas que celui de devoir souffrir, temporairement ou pour toute sa vie, des complications d'une maladie qui pouvait être évitée par une vaccination ou de devoir même en mourir. Ceci signifie que la relation coûts/bénéfices est le plus souvent en faveur de la vaccination. Dans le cas de la rougeole, environ un enfant sur mille décède suite à la 2e dose conseillée, la rougeole peut être évitée dans 95 - 99 pour cent des cas. Dans le cas de la coqueluche, le rapport coûts/bénéfices est encore plus clair en faveur de la vaccination.

  Quand une vaccination ne devrait-elle pas avoir lieu?

La vaccination n'est contre-indiquée et ne devrait être évitée que dans de rares cas. C'est ainsi que, lors d'une maladie aiguë ou en cas de fièvre de plus de 38,5°C, la vaccination devrait être retardée. Des effets indésirables graves et rares (collapsus, choc, convulsions) suite à des vaccinations précédentes constituent également une contre-indication pour le vaccin correspondant. Durant une grossesse, aucun vaccin vivant ne devrait être administré; un vaccin effectué par erreur durant la grossesse ne devrait cependant pas être considéré comme une indication pour une interruption de grossesse. Les personnes souffrance de graves atteintes immunitaires ne devraient pas non plus recevoir de vaccin vivant. Les Maladies neurologiques constituent une contre-indication à la vaccination contre la coqueluche (épilepsie mal stabilisée, convulsions durant l'enfance, encéphalopathie progressive). Les sujets qui présentent une tendance aux chocs appelés anaphylactiques suite à la consommation d'oeufs de poules ne devraient pas être vaccinés contre la rage, la fièvre jaune, la TBE ou la grippe.

  Que sont les ainsi nommées fausses contre-indications?

Il arrive souvent que des vaccinations soient évitées en présence d'une fausse contre-indication. Le rhume des foins, l'asthme, les infections cutanées, les maladies du foie, les naissances prématurées et la période d'allaitement en sont des exemples. Puisque dans de tels cas une infection peut avoir des répercussions plus graves que pour les personnes en bonne santé, les vaccinations sont encore plus importantes pour ces patients que pour les personnes saines et elles sont recommandées par tous les experts.

  Où puis-je trouver d'ultérieures informations?

Ute Quast, Waltraud Thilo, Reinhard Fescharek:
Impfreaktionen – Bewertung und Differentialdiagnose
Stuttgart: Hippokrates Verlag, 1997.

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